Jean-Christophe Macquet est l’auteur de nombreux ouvrages de fiction, notamment des romans policiers dans la série Polar en Nord aux éditions Ravet-Anceau. Il nous a fait le plaisir de répondre à quelques question samedi dernier.

Qu’est-ce qui vous a mené à l’écriture ?

 » L’enfance est très importante ; j’ai beaucoup lu. A l’époque nous n’avions pas les mêmes moyens de distractions. J’ai donc lu, beaucoup de romans d’aventure. On ne peut être écrivain que si on a beaucoup lu. Avec des amis étudiants nous avons décidé un jour de participer à un concours de nouvelles : le concours Gérard de Nerval. J’ai fait partie du jury quelques années plus tard. Le déclencheur pour moi a été mon intérêt pour l’histoire ; j’appartiens à une association historique et dans le cadre de mon travail on m’a demandé de trouver des noms de corsaires de la région pour donner leurs noms à de nouvelles rues. C’est à cette occasion que j’ai découvert Eustache le Moine. Une biographie ou un documentaire sur ce personnage demandait trop de temps j’ai donc décidé d’en faire le héros d’un polar historique. Un livre amenant l’autre… »

Vous inspirez-vous parfois de faits réels ?

 » Pour Le vampire du stade Bollaert il n’y a pas de faits réels à l’origine ; seulement ma passion pour le football et Lovecraft. Concernant Les carnets du major Tomasson, il existe à Etaples un ouvrage : Les carnets d’Achile Caron père et fils qui étaient photographes et dont le contenu est similaire à celui des carnets du roman. Ces carnets sont aujourd’hui conservés aux archives départementales. « 

Une petite indiscrétion sur votre prochain roman ?

 » Il est déjà écrit et sortira normalement au printemps 2012. Le fil conducteur en est la Mongolie. Deux histoires dans ce romans qui vont se réunir à la fin. La première partie se passe à Montreuil où l’équipe de boxe de Mongolie pour les Jeux Olympiques séjourne. Un boxeur disparaît et c’est la gendarmette Mylène Plantier qui mène l’enquête. Parallèlement à Esquelbecq, le professeur d’histoire d’une classe de 3ème disparaît. Or il étudiait la vie de Guillaume de Rubrouck qui alla jusqu’en Mongolie. « 

Un auteur coup de cœur ?

Serge Brussolo

Quelques livres de Jean-Christophe Macquet :

Les carnets du major Tomasson

Un double meurtre a été commis à Tuberssent sur deux ressortissants allemands. Cela ressemble fortement à un cambriolage qui aurait mal tourné. Mylène Plantier est déléguée à cette mission pour servir d’interprète. Mais le père Ponchartrain vient mettre la puce à l’oreille de la gendarmette. Les carnets du major Tomasson, médecin de Wehrmacht cantonné à Etaples à la fin de la seconde guerre mondiale, ont probablement un lien avec ce double assassinat. D’autant plus qu’une série de disparitions et de meurtres autour de ces documents vient conforter la certitude de Mylène.

L’homme à la tête de lion

Le roman s’ouvre sur une épidémie de la maladie alors appelée « le feu des ardents » (ergotisme) dans le fief de Landrethun. A l’époque (1202) le seul remède connu réside dans la prière et les miracles de la religion. La prière n’ayant pas réussi à endiguer la contagion, le prêtre de la paroisse convainc le seigneur de Landrethun de l’accompagner avec ses ouailles à Desvres où est conservé un morceau de la Sainte Chandelle connue pour ses effets curatifs sur le « feu de Saint-Antoine ». Mais le jour de la procession, la Sainte-Chandelle a disparu. Toute la population ainsi que le clergé est en émoi. Eustache de Curs, sénéchal du conte de Boulogne, ira quérir un nouveau morceau de la Sainte-Chandelle à Arras accompagné d’un emissaire de l’évêque.

Cette mission sera riche en péripéties et mènera nos héros à la poursuite d’un mystérieux homme à la tête de lion.

Le vampire du stade Bollaert

Un triple homicide des plus sanglants a lieu dans les toilettes de la tribune Trannin pendant un match Lens – Bordeaux. La police s’oriente très vite vers un crime homophobe qui aurait été commis par des hooligans bordelais et des supporters bordelais sont mis en détention. Néanmoins, le père Eustache, ancien commissaire de police et prêtre exorciste du diocèse ne l’entend pas de cette oreille. Il parvient, avec l’aide du père Alexis Pontchartrin, à convaincre la gendarmette Mylène Plantier de les suivre sur une piste bien plus trouble mettant en scène des forces démoniaques.

Très rationnelle, mais également très curieuse, Mylène mène l’enquête avec ses deux accolytes. Celle-ci lui réservera bien des surprises entre messes noires dans les souterrains d’Arras, jeunes footballeurs et envoyés du Vatican.

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