Christine Desrousseaux partage son temps entre son métier de conceptrice – réalisatrice dans une agence de pub et l’écriture de romans, notamment des romans policiers dans la série Polar en Nord aux éditions Ravet-Anceau. Elle nous a fait le plaisir de répondre à quelques question samedi dernier.

Qu’est-ce qui vous a mené à l’écriture ?

« Plein de choses. L’écriture peut être un métier, comme ça l’est pour moi. Pour l’écriture de fiction, c’est un peu mystérieux, ça a à voir avec l’enfance, lorsqu’on s’invente des mondes. Ce goût de créer des histoires est renforcé par la passion. »

Pourquoi être passé de la création pour la jeunesse à la fiction adulte ?

« J’ai participé à la création d’animaliers pour la jeunesse. C’est mon amour pour les bêtes qui m’y a mené. J’ai travaillé avec des chercheurs du muséum ; c’était vraiment passionnant. Puis la collection d’albums s’est arrêtée et j’étais en pleine création de nouvelles. J’ai participé à un concours puis j’ai été éditée. Ensuite j’ai eu l’envie de passer à un format plus ambitieux. Mais pour ce format plus long j’avais besoin de plus de temps, je travaille donc maintenant à temps partiel. »

Vous inspirez-vous parfois de faits réels ?

« Dans La panthère de Sangatte c’est bien un fait réel qui est le point de départ de l’histoire. Dans la réalité par contre, on n’a pas retrouvé la panthère. D’ailleurs récemment des lecteurs anglais ont souhaité repartir sur les traces de la panthère ; nous avons donc refait son périple. »

Une petite indiscrétion sur votre prochain roman ?

« C’est très difficile pour moi de parler d’un travail en cours, en gestation. »

La panthère de Sangatte

Prenant comme point de départ un fait réel : l’errance d’une panthère dans le Nord-Pas-de-Calais et la Belgique ; l’auteure nous emmène au cours de sa traque par les gendarmes et un vétérinaire à la découverte dans un blockhaus de 3 cadavres de jeunes hommes dévêtus. La gendarmerie se trouve très vite un suspect en la personne d’un britannique accusé à tort dans son pays. Mais l’anglais suspecté et le vétérinaire chargé de la capture du fauve vont mener leur enquête dans le milieu des réfugiés.

On suit en parallèle plusieurs traques : celle de la panthère, celle du meurtrier par la gendarmerie, celle du meurtrier par le suspect et le vétérinaire, et en filigrane la traque des migrants sur le territoire français.

Ces deux faits divers servent aussi de révélateurs à différents protagonistes du récit : la jeune Mercédès bloquée dans son fauteuil roulant, l’anglais, Laëtitia…

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